Escales Africaines – Sortilèges Électroniques

Escales Africaines – Sortilèges Électroniques

De Hughes Germain (sons, traitements, vidéo, voix)
Avec Oua-Anou Diarra (fûte, tamani, djéli n’goni, calebasse)

Extraits de «voyage au Congo» de Marc Allégret & André Gide.
Tout public – Durée 1h – Création 2017

« 1925, l’écrivain André Gide fait un voyage au long du fleuve Congo, il note ses impressions sur son journal et son compagnon, Marc Allégret, filme des scènes marquantes du périple. 60 ans plus tard, sans le savoir, Hughes Germain parcours le même chemin que celui de Gide et Allégret. Ce voyage fondateur marque pro-fondément l’univers du compositeur, qui, armé de ses micros et de sa science alchimique des machines, reviendra sans cesse, vers la vérité sonore du continent Africain.

Octobre 2014 au Burkina Faso, Hughes Germain rencontre Oua-Anou Diarra, un musicien griot. Ce maître de la flute peule, connaît aussi sur le bout des doigts le langage du luth djeli n’goni et ceux des percussions calebasse ou tamani. Une amitié naît que la musique fait grandir. Le projet Escales Africaines prend forme. Les sortilèges électroniques, les sons collectés et transformés croisent le souffle magique de la flûte peule, les vibrations cristallines de luth djeli n’goni et les rythmes secrets du tamani ou de la calebasse.
Les deux musiciens, face à un écran qui réunit des images tournées par Hughes Germain et des extraits du Voyage au Congo de Gide et Allégret.

Hughes Germain lit des extraits du journal d’André Gide qu’émerveillait alors ce continent et horrifiait les façons brutales des colons.

Hughes Germain et Oua-Anou Diarra donnent du relief au passé, mais soulignent le présent où les actions communes débouchent sur une expression partagée, équitable. Ils nous offrent une aventure inédite, que la voix d’André Gide présente comme : « Un voyage que je m’étais promis de faire depuis déjà très longtemps ». Un voyage que l’on est appelé à partager et à laisser se dérouler en nous longtemps après que les lumières se soient éteintes.»

Benjamin MiNiMuM